
Les pathologies du pied et de la cheville.
Contraintes passives :
Le premier métatarsien n’arrive pas à prendre son appui correctement, les appuis de l’avant pied ne sont donc plus répartis de façon harmonieuse :
Il s’ensuit une surcharge au niveau de l’arche externe pendant la phase plantigrade
-souffrance du 5ème métatarsien, fracture de fatigue
A la fin de la phase plantigrade et début de phase digitigrade là encore le premier métatarsien tarde ou n’arrive pas à prendre son appui
-syndrome d’instabilité douloureux des métatarsiens, 2-3-4 et 5.
-fracture de fatigue du 2e 3e ou 4ème métatarsien.
-ostéochrondrite de croissance « maladie de Freiberg »
Le médio et avant pied bascule en interne pour chercher l’appui de M1on a un mouvement de torsion du médio pied
-souffrances articulaires externes par compression ou cisaillement.
La pronation du pied, modifie l’orientation du travail du tendon calcanéen.
– « Maladie de Sever » ostéochondrite du calcanéum chez enfant.
-tendinopathie d’Achille.
L’arche interne subit une forte pression lorsque le pied est en position de pronation en fin de phase plantigrade.
-Etirement de l’aponévrose, myoaponevrosite d’insertion, aponévrosite plantaire médiane.
Contraintes actives :
Le premier métatarsien cherche à compenser son défaut d’appui par une griffe du gros orteil.
-souffrance musculaire des fléchisseurs propres de l’hallux.
-souffrance des insertions sésamoïdiennes. « Maladie de Renander » (ostéochondrite chez enfant)
-excès de travail de la 1ère articulation métatarso phalangienne qui cherche à compenser le défaut d’appui, Hallux Rigidus.
-griffe des orteils 2-3-4 qui vise à soulager l’appui des métatarsiens en souffrance et à stabiliser le pied. (Sub luxation-luxation)
Les muscles de la jambe dont la fonction est liée au maintien de l’arche interne et à la lutte contre le mouvement de pronation du pied vont travailler en force.
– « Maladie de Köhler Mouchet » ostéochondrite du tubercule du scaphoïde chez enfant.
-tendinopathie d’insertion du muscle tibial postérieur.
-tendinopathie d’insertion du muscle tibial antérieur.
Au niveau de la Cheville :
Contraintes passives (aucune insertion musculaire)
-Possible conflit Talo calcanéo fibulaire.
-Souffrance par étirement ligamentaire tibio calcanéo naviculaire.

Les pathologies du genou.
Contraintes passives:
-Le genou est déporté en interne, on a donc une surcharge du compartiment fémoro-tibial latéral avec une possible atteinte méniscale.
-On peut avoir un excès de tension du ligament fémoro tibial médial.
-Le mouvement de rotation du genou crée un frottement de la bandelette ilio tibiale en externe du genou, syndrome de l’essuie-glace.
-Le genou en rotation interne, la rotule est maintenue dans l’axe par le tendon rotulien et le tendon quaricipital, on a une contrainte de compression de la rotule sur le condyle fémoral latéral, syndrome fémoro-patellaire.
-Le genou augmente son mouvement de rotation interne par une flexion alors que dans la physiologie la flexion est très faible, on a un excès de traction et une modification d’axe du tendon rotulien sur la tubérosité tibiale antérieure, tendinopathie du tendon rotulien, maladie d’Osgood Schlatter.
Contraintes actives :
-Les muscles de la patte d’oie Muscles Semi-tendineux, Semi-membraneux et Sartorius sont rotateurs externes du genou, ils travaillent en force pour limiter cette rotation, Tendinopathie des muscles de la patte d’oie.
Les pathologies de hanche.
En station debout la tête fémorale n’est pas entièrement recouverte par l’acétabulum, la partie antéro supérieure de son cartilage est à découvert, la hanche est en extension, la pronation du pied entraine une adduction et une rotation interne ce qui éloigne encore l’articulation de sa position de congruence maximum, l’organisation des corticales qui permets la transmission des efforts n’est plus respectée dans cette position on a donc une usure prématurée des surfaces articulaires.
Le bassin est très faiblement mobile, on a une mise en tension des structures ligamentaires et un effort des structures musculaires qui limitent le mouvement de nutation. Ces structures se trouvent donc hyper sollicitées en tension.

Les pathologies lombaires.
L’hyperlordose entraîne une modification de la répartition des charges entre le corps vertébral et l’arc postérieur.
L’augmentation de la lordose a pour effet de rapprocher les surfaces postérieures des corps vertébraux, l’espace articulaire diminue et crée un angle de pincement.
-Arthrose postérieure des corps vertébraux.
-Arthrose des articulations inter apophysaires.
-possible conflit des apophyses postérieures.
-La verticalisation des plans d’articulation peut engendrer un glissement des surfaces : spondylolisthésis.
Cette position peut avoir des conséquences sur la structure intra articulaire :
-Ecrasement du disque intervertébral qui se dérobe vers l’arrière, Hernie discale postérieure. La réduction du canal rachidien par hernie discale provoque l’écrasement des nerfs sciatiques, sciatiques lombaires.

